03.02.2010
Le Centre du son

Je relaie ce message émamant du Centre du Son, qui ne pourra qu'intéresser tous ceux qui ont, de près ou de loin, une relation avec le son.
Bonjour,
Le centre du son après 3 années de réflexions, d’actions et d’expérimentations de terrain, reprend en 2010 son développement et en conséquence crée un Réseau Partenaires des domaines du son (professionnels, organismes et institutions, entreprises) pour valoriser, médiatiser et vulgariser les pratiques, techniques, recherches, expériences et innovations des acteurs des domaines du son, via une lettre d’expériences bimestrielle, un site d’échange et ressources, et des réunions de travail et d’échange par bassin (Grenoble, Paris, Nantes, etc.). Ce dispositif permettra aussi de poursuivre et prolonger les travaux des Etats généraux du son de l'automne 2006.
En trois années Le centre du son a accueilli plus de 11 000 visiteurs et reçu plus de 300 professionnels dans une trentaine de villes et communes, et dans 27 établissements scolaires. Fort de cette assise locale, nous pouvons maintenant conduire les actions (médiation, échange, synergie, expérimentation) dans la transversalité des domaines du son.
Et ainsi à travers le Réseau Partenaires mener à bien les réflexions et propositions nées en 2006.
Nous avons poursuivi nos rencontres et travaux depuis les Etats généraux du son, et nous sommes en mesure avec les membres du Réseau Partenaires, d’envisager et d’engager les actions sur :
l’acoustique des bâtiments, matériaux et pose, initiation
l’audition, mal audition, information, sensibilisation
les métiers des domaines du son, un répertoire, un dvd-rom
les archives sonores en Afrique et d’ailleurs, sauvetage et sauvegarde
musique acousmatique et expérimentale, médiation, découverte, expérience
les techniques, les technologies, les recherches pour quelles applications
sentiers bioacoustiques, réalisation et devenir
l’art de l’installation sonore, espace et achats d’œuvres, commande publique
les états généraux du son en 2011 (deuxième partie)
le chantier : pour une histoire du sonore
Vous pouvez consulter notre site pour en savoir plus sur le Réseau Partenaires : http://lecentreduson.info/index.php?page=parrainage-2009-...
Nous aimerions votre soutien, votre accompagnement et vos propositions. Le Réseau Partenaires doit être étendu à tous les domaines du son et à toutes les personnes de bonne volonté.
A vous lire ou vous entendre !
Serge Garcia
06 86 60 39 75
16:24 Publié dans Sonosites | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : centre du son
22.01.2010
Vulpestruments
En attendant la suite de mon post sur Tan Dun, un petit détour par Vulpestruments s'impose. Je ne sais pas quel inventeur se cache derrière ce blog, mais en tout cas, les instruments présentés valent le détour : Bendjo, Dulcicase, Clampophone (dérivé du Daxophone d'Hans Reichel), et aussi la Steel Rod Box, sorte de sanza construite à partir de matériel chirurgical. Un jour prochain, il faudra que je me décide à dédier un billet à ce petit instrument magique qui traverse toute l'Afrique et qui a aussi inspiré de nombreux chercheurs de sons à travers le monde.
18:23 Publié dans Blogs à part | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : clampophone, bendjo, steel rod box
14.01.2010
Water Drum & Cie

Après les agapes de fin d'année (déjà bien loin), et histoire de se décrasser les yeux et les oreilles, rien de tel qu'un plongeon en eau fraîche avec ces deux videos (merci Hélène) d'une oeuvre du compositeur et chef d'orchestre chinois Tan Dun, - célèbre notamment pour les musiques des films "Tigre et dragon" et "Hero" -, dans lesquelles les sons aquatiques tiennent une place de choix.

Il s'agit de deux extraits du Water Concerto (1998) interprété par le Royal Stockholm Philharmonic Orchestra, dirigé par Tan Dun. On peut y voir David Cossin jouer avec maestria des water drum translucides très inspirés des tambours d'eau africains. Il semble utiliser aussi un Waterphone, l'instrument inventé à la fin des années soixante par l'américain Richard Waters. En complément, une petit film où l'on peut voir et entendre des tambours d'eau joués par le percussionniste Guy Thévenon.

17:55 Publié dans Films | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : tan dun, water drum, waterphone
27.11.2009
Gare au gaffophone !

Attention, gare aux oreilles ! Le spécialiste des gaffes en tous genres est de retour, armé de son engin sonore à haut risque, le Gaffophone. Il fallait bien qu'un jour je me décide à consacrer un post au plus célèbre instrument de la bande dessinée. C'est André Franquin, créateur de l'immortel Gaston Lagaffe, qui a imaginé et dessiné cet instrument détonnant. Après avoir successivement joué de la guitare électrique modifiée, du trombone à coulisse, de la guitare sèche, du bombardon, mais aussi façonné une multitude d'inventions toutes plus farfelues les unes que les autres, Gaston joue du gaffophone pour la première fois le 9 mars 1967 dans la planche 449 du n°1508 de Spirou. A cette occasion, Fantasio propose de le baptiser Brontosaurophone, en raison de son aspect préhistorique mais c'est finalement le terme de gaffophone qui sera conservé par Gaston, plus conforme aux caractéristiques comportementales récurrentes de son personnage. Pour créer l'instrument, Franquin s'est inspiré d'une harpe africaine qui était exposée au Musée Royal de l'Afrique centrale de Tervuren. Mais, comme Gaston l'explique à Spirou : "Je me suis inspiré d'un instrument africain, mais j'ai perfectionné... le principe est simple : une vibration du tonnerre avec une résonance maximum...". C'est la partie rédactionnelle des aventures de Gaston et les illustrations dans le Journal de Spirou qui ont mis progressivement l'instrument sur le devant de la scène, en particulier dans les n°s 1528, 1529, 1530, 1531 et 1600, ainsi que pour quelques mémorables illustrations de couverture. Dans le catalogue accompagnant une récente exposition consacrée au monde d'André Franquin à la Cité des Sciences, voici comment est expliquée la gêne engendrée par l'audition de l'instrument : " Les cordes de son gaffophone vibrent intensément et sa caisse de résonance est particulièrement efficace. Mais la caisse de résonance n’amplifie pas toutes les harmoniques de la même façon : elle participe au façonnage du son final, résultant de la superposition des harmoniques sélectionnées. Une caisse de résonance qui n’amplifie que des harmoniques peu mélodieuses donne à l’instrument un son désagréable à entendre. C’est peut-être là que réside l’origine du son désagréable du gaffophone. Encore une gaffe de son inventeur !". Signalons au passage que pour Gaston Lagaffe, ce n'est pas la seule occasion de faire de la musique puisque, outre les instruments cités ci-dessus, il joue aussi de la guitare de camping, du violon paralysant, de l'appeau à taupes, et fait également partie de plusieurs ensembles instrumentaux, dont les Moon Module Mecs, les Gnap Gnap Gnap et Les Rois des Sons.
Devant le succès rencontré auprès des lecteurs, un concours , "Fabriquez un gaffophone", est même organisé et annoncé le 29 février 1968 dans le n°1559 de Spirou. Le jury éclectique compte parmi ses membres Jacques Dutronc, Sheila, Pierre Tchernia, Jean-Pierre Beltoise et Frank Pourcel. A cette occasion de nombreux instruments seront présentés, dont il ne subsiste aujourd'hui dans le meilleur des cas que quelques photographies ou même, pour l'un d'entre eux, un petit film amateur mis récemment en ligne par le neveu d'un des participants, Luc Lebrun. Les noms des gagnants du concours furent donnés dans le n° 1560 : 1er prix : Jacques Simon (Nanterre), 2ème prix : Hermo dal Corso (Marseille), 3ème prix : Yves et Luc Lebrun (Neuilly). Il semblerait qu'il existe également un enregistrement sonore dudit instrument. A quand un hommage au gaffophone par certains musiciens et inventeurs actuels ? En attendant, on peut continuer à se régaler les mirettes et les zygomatiques en dégustant les nombreuses planches dédiées à l'instrument. Et devant l'abondance des illustrations glanées sur le net et ailleurs, j'ai décidé d'ajouter un nouvel album à découvrir dès aujourd'hui.

13:10 Publié dans Nouveaux Instruments | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : gaffophone
13.11.2009
Erno Kiraly

Les oeuvres écrites par le compositeur et ethnomusicologue yougoslave Erno Kiraly ne devraient pas décevoir les lecteurs de ce blog. Entre composition savante et improvisation, écriture et expérimentation, elles sont très souvent jouées sur des instruments inventés par Kiraly lui-même. En 1974, il crée le le citraphone, un instrument constitué d'une grande caisse de résonance sur laquelle sont fixées cinq cithares de taille et d’accords différents. Les cithares sont construites de façon que les frets se trouvent placés à un quart de ton les uns des autres sur la touche. L'étendue totale de l’instrument est de cinq octaves. Pour renforcer l'amplitude sonore, 16 capteurs ont été ajoutés, permettant l'intégration de l'instrument dans un orchestre de chambre.

Puis en 1976, il invente le tablophone, dont voici la description sommaire : une plaque en tôle, légèrement recourbée, de 1 mm d’épaisseur, de dimension de 70 cm x 50 cm, sur sa face gauche il a été fixé différents objets susceptibles de produire des sons tempérés ou non tempérés, sur la face droite une feuille de papier sur laquelle sera tracé le dessin ou l’écriture. Il plusieurs façons de jouer de cet instrument : taper, frotter, pincer, faire vibrer etc.

"Le but de cette invention est de rendre non seulement visibles mais aussi audibles les lignes du dessin ou de l’écriture, autrement dit le dessinateur-musicien utilise les deux médias au moment de la création." (Erno Kiraly).


On retrouve ces instruments plus quelques autres, dont le zitherphone, sur "Spectrum", un enregistrement édité par Autobus, le label de Dragibus, distribué en France par Métamkine. Chez Orkhestra, un autre enregistrement intéressant à découvrir, "Phoenix", qui rassemble plusieurs oeuvres composées entre 1960 et 1990.


18:30 Publié dans Nouveaux Instruments | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : erno kiraly, tablophone, citraphone, zitherphone
30.10.2009
Tube Mouth Bow Strings

Nick Didkovsky est guitariste, compositeur et fondateur du groupe d'avant-rock Doctor Nerve. En 2006, il s'est associé au Sirius String Quartet pour interpréter cinq de ses compositions. Si on ici est bien loin de l'arc musical évoqué lors de posts précédents, on retrouve néanmoins un procédé analogue d'extension sonore. Les membres du quatuor prolongent vocalement le son de leurs instruments par le biais de talk boxes et de pédales Harmonizer. Le son produit par l'instrument est envoyé par un tube en plastique placé à l'arrière de la bouche des instrumentistes qui, en prononçant des voyelles et en changeant la forme de leur bouche, modifient effectivement le son des instruments. L'utilisation de pédales permet d'augmenter ou de diminuer le son d'une octave.
15:00 Publié dans Les oreilles éblouies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nick didkovsky, arc musical
22.10.2009
L'Arc

Pour faire suite à mon post d'hier, quelques musiciens actuels se sont également intéressés aux possibilités de l'arc musical. Ainsi l'anglais Max Eastley, créateur de sculptures et d'installations sonores, qui commença sa carrière dans les années 70 en enregistrant sur le label d'ambient music de Brian Eno, Obscure. Depuis de nombreuses années, il joue de l'Arc, sorte de violoncelle minimaliste, un instrument monocorde bâti autour d'un corps en bois de près de trois mètres et d'une corde unique. Le ton est modifié en influant sur le bois, il peut aussi racourcir la corde pour changer le ton, puis ensuite ajouter différents effets électroniques. La corde unique de l'instrument est frottée et raclée à l'aide d'un archet. Elle produit des sons sous-marins propices au rêve et à l'imaginaire. Max Eastley a enregistré plusieurs disques en compagnie de David Toop, un des maîtres de l'ambient, dont le célèbre New and Rediscovered Musical Instruments, paru en 1975 sur le label Obscure, dans lequel il joue de l'Hydrophone, du Métallophone, du Centriphone et de l'Elastic Aerophone. Il a aussi enregistré deux albums en 2001 et 2007 avec le duo Spaceheads, trompette, batterie et electroniques, sur Bip Hop, label marseillais spécialisé en electronica, créé par Philippe Petit. A signaler une galerie photo consacrée aux sculptures et installations sonores de Max Eastley dans le n° 291 (mai 2008) de The Wire.

13:15 Publié dans Nouveaux Instruments | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : max eastley, arc musical
16.10.2009
Bifröst

La famille des arcs musicaux, instruments de musique à cordes de la famille des cordophones que l'on trouve aussi bien dans les cultures les plus archaïques que dans d'inombrables cultures contemporaines (Encyclopedia Universalis), compte de nombreuses déclinaisons et quelques virtuoses. Parmi ces derniers, la chanteuse Buffy Sainte-Marie qui a largement contribué à populariser cet instrument en l'utilisant pour s'accompagner lors de ses concerts. Pour en savoir plus sur les Mouth Resonated Instruments, vous pouvez visiter le site Mouthmusic.
L'une des plus récentes variations de l'instrument a été inventée par le musicien Christopher Vila Monasterio, installé à Sainte Cécile du Cayrou en Midi-Pyrénées. Elle présente la particularité de compter quatre cordes alors que la plupart des moutbows ou arcs à bouche (ou plus justement arcs en bouche) n'en comporte qu'une, voire quelquefois deux. Comme pour la guimbarde, c'est la bouche qui sert de caisse de résonance tandis qu'on frappe les cordes avec une baguette. On peut aussi en jouer de plein d'autres façons... Toutes les cordes de l'instrument sont accordables, ce qui offre beaucoup de possibilités mélodiques et harmoniques... Il s'agit d'une sorte d'arc composé ou pluriarc, selon la définition qu'en donne la Médiathèque de Bruxelles. Christopher les fabrique à partir de plusieurs essences de bois tels que buis, acacia, bambou, houx. Le nom de l'instrument, Bifröst, c'est dans la mythologie Viking, le pont arc-en-ciel qui relie le monde des hommes au monde des Dieux, la terre au ciel... un pont vers l'absolu. Et la musique jouée sur le Bifröst se révèle en totale harmonie avec la dénomination de l'instrument. Voici comment Christopher en parle : Le Bifröst et la façon d'en jouer sont nés de l'inspiration qui est venue à moi par vagues successives, comme un courant béni, qui tout à coup nous traverse, nous embrasse, et nous remplit d'infini... ce courant mystérieux et sauvage, peuplé de lumière, qui nous prend par surprise et disparaît subitement, ne laissant derrière lui qu'une immense gratitude.
13:15 Publié dans Nouveaux Instruments | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mouthbow, arc à bouche, arc musical
14.10.2009
Bow Gamelan Ensemble

Aujourd'hui, très peu de personnes se souviennent de ce groupe. Entre sa création en 1983 par Richard Wilson, avec Paul Burwell et Anne Bean, et sa dissolution en 1990, le Bow Gamelan Ensemble a multiplié les créations en Europe, mais aussi aux Etats-Unis, au Mexique et au Japon. En adaptant leurs créations à l'environnement et en créant une expérience dynamique utilisant son, lumière et performance, les membres du collectif ont largement dépassé les définitions musicales communes. Leur nom est né du quartier de l'est de Londres où ils habitaient et travaillaient. Leurs instruments ont été construits principalement à partir de déchets divers : ferraille, verre et moteurs électriques. Leurs performances donnaient lieu à des évènements spectaculaires, très accessibles, souvent drôles, mêlant costumes et création théâtrale à une approche décomplexée et bruitiste de la musique, très proche dans sa conception et son exécution de ce que Jean Dubuffet appelait la "musique chauve". Cette démarche les a conduit a multiplier les collaborations avec des articificiers, des poètes ou des percussionnistes tel que Z'ev.


09:45 Publié dans Les oreilles éblouies | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bow gamelan ensemble
09.10.2009
Le Refus des cénacles

Samedi 10 octobre à 17h 30 dans l'Eglise des Frères Prêcheurs en Arles, dans le cadre de l'exposition "L'Air de Riens", organisée par Originart, auront lieu deux solos, "Le Refus des cénacles" par Luc Bouquet, batterie et percussions, et "Violoneries" par Yannick Lemesle, violon et dispositif électroacoustique, deux musiciens déjà présents le vendredi 2 octobre dernier lors de la représentation de Sonotrain. Rapellons que Yannick Lemesle est par ailleurs l'inventeur du méli-melophone, instrument hybride utilisant certains principes de jeu issus du daxophone d'Hans Reichel et du cristal des Frères Baschet. A propos de la soirée du 2 octobre, un nouvel album intitulé "Sonotrain aux Frères Prêcheurs", rassemblant quelques photos prises ce soir-là par Eliane Vauclare, est à découvrir dans la colonne de droite.

12:50 Publié dans Entrée des machinistes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yannick lemesle, luc bouquet, sonotrain
23.09.2009
Aller simple pour le Sonotrain

Le Sonotrain, récit sonore de Gérard Nicollet reprend du service après quelques petits ajustements. Il s'arrêtera dans l'Eglise des Frères Prêcheurs en Arles le vendredi 2 octobre à 21h dans le cadre de l'exposition "L'Air de riens" organisée par Originart. A la lecture, Eric Piret et Valérie Colette, de la Compagnie Courant d'Ere, et aux sons, Luc Bouquet, Yannick Lemesle et Gérard Nicollet. Au menu, méli-melophone, objets sonores et disques photosoniques revisités (merci Jacques).

16:55 Publié dans Entrée des machinistes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sonotrain
22.09.2009
Transe Mécanique
Nouvel album sur ce blog (à voir en cliquant pas très loin sur la droite), quelques photos (merci Eliane !) prises lors du concert de Pierre Bastien le samedi 29 août lors du festival Gare Aux Oreilles. Malgré des problèmes techniques dûs au mistral qui soufflait fort ce soir là, la magie était au rendez-vous. Tant à regarder (grâce à une webcam judicieusement placée) qu'à entendre, l'univers fascinant de l'inventeur du Mecanium a su envoûter une grande partie des spectateurs transis jusqu'à la fin du set, conclu par deux superbes reprises de "Comme à la radio" et "Watermelon Man".
17:48 Publié dans Entrée des machinistes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pierre bastien
16.09.2009
Les cousines s'embrassent !

Invité par l'association Originart, le sculpteur sonore Will Menter sera à Arles le samedi 19 septembre lors de l'inauguration de l'exposition "L'Air de Riens", qui rassemble les oeuvres (peintures, dessins, sculptures, installations) de 21 artistes venus de provence et d'ailleurs. Parallèlement à "Kissing Cousins", installation composée d'un mobile suspendu à trois mètres de haut et constitué de neuf plaques d'ardoise mises en mouvement par un petit moteur électrique, il y présentera pour le vernissage une performance musicale et chorégraphique avec la collaboration de la danseuse Aurore Gruel.

16:54 Publié dans Entrée des machinistes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : will menter, sculpture sonore
09.09.2009
Les Maîtres Fous
Comme ça n'arrive pas tous les jours que d'autres blogueurs rendent compte de l'activité de ce blog, petit retour sur Les Maîtres Fous. Ce blog du liégeois Jean Dezert, a consacré le 10 août dernier un post intitulé Chercheurs de sons, illustré par une de mes notes récentes sur le Cor à gidouille de Boris Vian. Les Maîtres Fous c'est un blog musical foisonnant susceptible d'intéresser les oreilles curieuses. Parmi des dizaines de notes intéressantes, signalons celle sur les expérimentations d'Olivier Toulemonde, déjà évoqué ici-même, et ce petit film sur les guitares bricolées de Ken Butler.
16:03 Publié dans Blogs à part | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
08.09.2009
La pluie fait des claquettes
En attendants des notes plus consistantes, histoire de revenir aux affaires en douceur et pour poursuivre la série Body Music et Body Drumming, voici une video reçue hier (merci Pierrette), dont je ne sais rien...
15:01 Publié dans Films | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : body music
16.07.2009
Les sculptures sonores interactives de Peter Vogel

S'il ne fallait retenir qu'un seul nom issu de ce courant désigné sous le terme de Sound Art, il faudrait retenir celui de l'artiste allemand Peter Vogel. Après un riche parcours qui l'a conduit de la physique à la peinture en passant par la création chorégraphique et la composition de musiques électroniques, Peter Vogel élabore dès 1969 ses premiers objets cybernétiques. Ces objets se présentent le plus souvent sous la forme de structures tridimensionnelles électroniques à mi-chemin entre cinétisme, sonore, interactivité, et intègrent composants électroniques, transistors, cellules photoélectriques, haut-parleurs et petits moteurs électriques. Ces cyberstructures sont toujours en communication avec le spectateur qui peut intervenir en direct en provoquant des modifications sonores dans le temps de l'oeuvre. Démonstration avec cette vidéo, et ce titre, "Kleines Fünfstimmiges Minimal Music Object", extrait de "Sculptures sonores", double LP édité par Wergo en 1985. A signaler également qu'un livre (accompagné d'un cd audio) sur Peter Vogel a été publié par les Presses du Réel en 2009 sous le titre "Peter Vogel, Partitions de Réactions".


11:50 Publié dans Les oreilles éblouies | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : peter vogel
11.07.2009
Gare Aux Oreilles !

On le pensait définitivement arrêté, mais c'était sans compter sur la pugnacité d'Inouï Productions et de son principal animateur, Guigou Chenevier. Après avoir fait escale sept ans dans l'ancienne gare du Coustellet, le festival Gare Aux Oreilles revient au Thor les 28 et 29 août. Une bonne nouvelle pour tous les aficionados de musiques inclassables, car la programmation recèle quelques pépites jubilatoires. Et parmi celles-ci, les prestations de Pierre Bastien, poète des mécaniques improbables, et de Feromil, traducteur alchimiste du métal, ne devraient pas décevoir les chercheurs de sonorités inédites.
17:10 Publié dans Festivals | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
13.06.2009
Musiques de nulle part
Comment j'ai rencontré ce nouveau blog, je ne m'en souviens plus, mais en tout cas c'est une belle découverte. Intitulé les Musiques de nulle part, ce blog est dédié à la lutherie expérimentale, aux créations musicales et aux expositions. Animée par Nicolas Bras, il permet de découvrir quelques-uns des objets sonores inventés par ce multi-instrumentiste bricoleur, qui a débuté dans la création luthière en construisant un jour son premier instrument, un didjeridoo en PVC. Une invention en entraînant une autre, l'instrumentarium s'est progressivement agrandi, avec toujours au centre de la démarche le désir de donner jour à un monde sonore original et inédit : Les musiques de nulle part sont une invitation à ouvrir ses oreilles et à se salir les mains afin de créer son propre monde sonore. Ne pas considérer comme musique uniquement ce que l'on nous désigne comme tel mais devenir acteur et critique de sa propre écoute. Chercher la musique dans ce qui nous entoure, où chaque son est une découverte si on s'amuse à tendre l'oreille. En parallèle, Nicolas Bras présente l'exposition Curieux instruments ! , mettant en scène ses propres inventions et au sein de laquelle il anime des ateliers pédagogiques. Aujourd'hui, il souhaite élargir son champ musical en travaillant avec d'autres créateurs : Mon projet est de collaborer avec d'autres musiciens ou formations autour de l'utilisation de cet instrumentarium. Je souhaite également travailler avec d'autres disciplines artistiques, danse, conte, théâtre, cirque...
Pour ceux que ça intéresse, vous pouvez le contacter en lui écrivant à cette adresse : musiquesdenullepart@gmail.com
13:25 Publié dans Blogs à part | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lutherie expérimentale





















