30.05.2009

Le Retour du Cor à gidouille

 Cor à gidouille - art presse.jpg
                                                                                                                   
Il y a quelques jours, je consacrais une note au Cor à gidouille, instrument joué en certaines occasions par Boris Vian. Au vu des quelques images de l'objet, j'avais supposé qu'il s'agissait d'un instrument inventé par l'auteur de L'Ecume des jours. Un premier échange de mails avec Paul Braffort, chanteur, mathématicien, me permis d'apprendre que ce dernier ne savait rien sur l'instrument mais se souvenait par contre d'avoir souvent imaginé avec son ami Boris "ce que pourrait être un "piano à couleurs", ignorants que nous étions de la symphonie "Prométhée", de Scriabine (1910), tout comme du "Spectrophone" de Zdenek Stepanek (1925), sans parler de Diderot !" Sur les conseils de paul braffort, je me suis ensuite orienté vers la Fondation Boris Vian par laquelle j'ai pu en savoir un peu plus. Il s'avère en effet que le dit instrument doit plus son côté inventif à son nom qu'à sa conception. "Le cor à gidouille n'est pas un instrument "inventé" par Boris Vian, mais plus simplement baptisé ainsi. Il s'agit d'un cor de chasse à 18 tours dit "d'Orléans", et parce que les 18 tours rappelent la gidouille du Père Ubu, il est devenu communément son "Cor à gidouille"

Et dans la famille des cors, trompes et autres instruments soufflés, voici un autre souffleur à gidouille, ici une trompe circulaire jouée par Laurent Taquin dans la Chapelle de Verre à Ronquière (Belgique).


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