04.03.2009

Joueur de cuillère

En guise d'interlude, voici deux courtes vidéos (merci Klimperei) sur lesquelles le musicien sud-africain Hannes CoetzeThe TeaSpoon Slide Guitarist, se livre à un jeu de slide guitar  peu courant. 

24.01.2009

Audiphone

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En ce début d'année, j'ai décidé de lever le voile sur un mystère qui intrigue plus d'un lecteur de ce blog. Je veux parler de la gravure qui me sert d'avatar sur laquelle on peut voir un homme de profil portant à ses lèvres un long cône de carton. Beaucoup se sont interrogés sur les fonctions précises de cet objet. Il s'agit en fait d'un audiphone, premier appareil acoustique inventé en 1879 par Richard Rhodes et amélioré par Colladon en 1880.

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Il se compose d'une mince feuille de caoutchouc durci  ou de carton épais, maintenu recourbée par des cordons de tension, que l'on place à côté des dents à travers lesquels les vibrations sonores sont transmises au nerf auditif sans passer par l'oreille externe. En 1900, c'était un appareil acoustique qui permettait aux personnes sourdes de percevoir le son. Plus tard, des versions améliorées de l'appareil ont vu le jour, comme on peut le voir sur les photos ci-dessus et ci-dessous. A la même époque d'autres appareils acoustiques ont été inventés, notamment le Dentaphone, mis au point par T.W. Graydon en 1880. Bien que ces appareils ne produisent pas de son mais servent au contraire à le percevoir il m'a semblé intéressant de les présenter au vu de leur intérêt tant historique que photographique. Pour ceux que le sujet intéresse, d'autres images à découvrir dans le nouvel album "Audiphone" à découvrir sur ce blog.  Pour plus d'infos sur les Audiphones, on lira avec profit le N° 350 de la revue La Nature datée du 14 février 1880, à consulter ici.

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18.12.2008

Botaurus Stellaris

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Plus trop le temps d'écrire pour ce blog en ce moment, fin d'année oblige. Aussi, mes notes à venir seront-elles un peu plus espacées. Celle du jour concerne un duo français à l'intitulé surréaliste, Les Butors Etoilés, au sein duquel officient Jean-Claude Gagnieux, créateur d'instruments et de machines sonores venu des arts plastiques, et Maël, venu de la scène rock alternative. Les deux acolytes jouent sur instruments traditionnels et inventés et  pratiquent  le chant circulaire et le chant de gorge. Ils créent des musiques qualifiées de sub-musiques voire du joli intitulé de lingeries vocales et instrumentales, et se placent sous la double influence de Louis Scutenaire et de Marshall McLuhan. Du premier, ils retiennent cette citation : Que chacun reste chez soi! Les Maoris au Groenland, les Basques en Éthiopie, Les Peaux-rouges en Nouvelle-Guinée, les Picards à Samoa, Les Esquimaux à Bratislava, les Papous en Wallonie et Les Celtes en Sibérie. Et du second, celle-ci :  Toutes les formes électriques ont une action décentralisatrice qui tranche sur les formes mécaniques antérieures comme une cornemuse dans un orchestre symphonique. 

25.10.2008

Orchestre de légumes

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L'autre facette de la musique végétale concerne les instruments fabriqués directement à partir de végétaux, dont j'ai déjà eu l'occasion de parler à plusieurs reprises ici-même. A côté des troubadours de la musique de légumes que sont Pascal Gayaud et Eric van Osselaer existe aussi un véritable orchestre végétal, le Vienna Vegetable Orchestra, qui vient de publier son deuxième cd, Automate.

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24.10.2008

Musique végétale

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Dans les années 70, on rencontrait quelquefois chez les disquaires des enregistrements étranges aux titres évocateurs : De la musique pour enchanter vos plantes, Music for Grow Plants, Mother's Earth's Plantasia... ou plus près de nous l'album concept de musique électronique édité par F Communication, Musique pour les plantes vertes.
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Des études, sérieuses ou mystificatrices, semblaient prouver que certaines plantes étaient sensibles à la musique et que leur croissance se trouvait modifiée par la qualité des musiques diffusées. Ainsi, les plantes qui avaient "écouté" du Mozart poussaient mieux et plus vite que d'autres à qui on avait fait entendre du rock. Certains musiciens actuels ont repris à leur compte cette théorie. Ainsi l'artiste new-yorkais Peter Coffin a présenté en 2007 à Paris au Palais de Tokyo Musique pour plantes vertes. Dans cette installation, des instruments sont laissés à disposition du public et de musiciens dans une serre remplie de plantes vertes.

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Le physicien Joël Sternheimer, qui, dans les années soixante, connût son heure de gloire comme chanteur sous le pseudo d' Evariste, a développé une théorie  interessante à ce sujet : Lorsque les plantes "écoutent" la mélodie appropriée, les ondes acoustiques sont transformées "microphoniquement" en ondes électromagnétiques elles-mêmes sources "d'ondes d'échelle", et elles se mettent à produire la protéine spécifique à cette mélodie. D'où la création du mot-valise "protéodie" que l'on pourrait traduire par "musique des protéines". A l'inverse, depuis quelques années, grâce à l'arrivée des technologies informatiques, des recherches ont été menées pour  traduire en sons la structure interne des plantes et donner à entendre la "musique des plantes". Ainsi le duo Scénoscome a créé Akousmaflore,  installation intégrant des végétaux sonores et interactifs, qui sera présentée au Théâtre de l'Agora d'Evry du 6 au 22 novembre 2008. Plus d'infos sur la musique et les plantes ici et .

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10.10.2008

Concert de baisers

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Un compositeur français, Nicolas Frize, s'est lui aussi intéressé à la musique des corps ou body music. Il a écrit plusieurs oeuvres pour  instrumentariums vivants, tels Concert de baisers pour 300 instrumentistes du baiser, donné en 1983 dans la Cour du Palais Royal à Paris lors de la Fête de la musique, ou Le chant de la chair pour deux percussionnistes et cent interprètes, créé en 1995 à l'auditorium des Halles à Paris. Cette dernière pièce poursuit  les investigations sur les sources musicales et la recherche sur les objets sonores. Elle est dédiée aux sons de la peau : frappes de doigts, de paumes, de poings, de mains, frottements et frôlements, l'ensemble du corps est mobilisé, des régions les plus osseuses aux plus profondes.

Ne cherchez pas chez votre disquaire (une espèce en voie de disparition !) un enregistrement de Nicolas Frize, vous n'en trouverez pas ! A l'obsession de la trace qui caractérise l'expression actuelle du monde contemporain,  ce compositeur  privilégie la création vivante.

Est-ce que la captation du présent, des signes, des faits, des objets, des idées..., la constitution de traces, leur conservation, documentation, organisation, valorisation, numérisation, consultation, est le seul acte de mémoire, de visibilité et de fixation historique !? Nous sommes aujourd'hui devant un grand enjeu social d'une construction différée ou médiatisée de notre culture générale ! Cette machinerie actuelle de l'objectivation et de l'objectification, cette passion narcissique pour l'auto anthropologie contemporaine mise en boîtes, ne passe t-elle pas à côté d'une dynamique de mémoire, immatérielle celle-là, et dont la responsabiblité en incomberait aux oeuvres, aux luttes, aux expériences et aux grandes actions collectives ? Serions-nous à ce point emportés dans le temps présent et fuyant, la digestion fulgurante et superficielle des vécus, serions-nous à ce point inopérans en matière de créations et de pratiques collectives, sociales, urbaines, esthétiques, idéologiques..., pour ne plus confier qu'aux archivistes et aux éditeurs nos capacités de construire de la permanence, de la rémanence et de la transmission historique ?  Nicolas Frize

Concernant la création d'instruments, Nicolas Frize a entamé dans la Manufacture de Sèvres une première phase de conception et de construction d'un instrumentarium entièrement réalisé en porcelaine. Installé dans un pavillon de la Manufacture et travaillant en synergie étroite avec les personnels, le compositeur élabore des claviers, des chimes, des cloches, des instruments inattendus à cordes, à vent et surtout à percussions...en porcelaine ! Dans une seconde phase, il dédiera une oeuvre musicale à tous ces instruments et ces sonorités nouvellement créés, partition qui sera donnée en première mondiale dans la Manufacture en octobre 2008, par un ensemble de percussionnistes rassemblés pour l'occasion.

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 Un portrait de Nicolas Frize à lire ici

19.09.2008

Imaginary Landscape N° 2

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Bien avant tout le monde, John Cage avait compris que la musique est partout, même dans les objets les plus usuels (y compris les ressorts bien sûr). Dans une oeuvre composée en 1942, Imaginary Landscape N°2, la liste des objets utilisés est à ce sujet révélatrice de cette volonté d'élargissement de l'instrumentarium : boîtes de conserve en fer blanc réparties en trois sets ayant chacun cinq hauteurs de sons différents, une crécelle, une conque jouée comme une trompette, une sonnette de porte d'entrée, un "lion's roar", instrument censé imiter le rugissement d'un lion, un ressort d'amortisseur (du type de celui présenté sur la photo ci-dessus par exemple) amplifié par le bras d'un phonographe, une poubelle en métal, plus deux instruments plus classiques, une grosse caisse et un gong plongé dans l'eau au moment du jeu. Comme je n'ai pas d'extrait de cette pièce sous la main, voici à la place une vidéo d'une des oeuvres les plus fameuses de John Cage après 4'33 (1952), Water Walk, jouée en public en janvier 1960 par John Cage lui-même au cours d'une célèbre et populaire émission de télévision américaine, I've got a secret. Un grand moment musical et dadaiste, assez proche du passage télé de Frank Zappa trois ans plus tard sur Channel 5 pour la présentation de Bicycle for Two.

18.09.2008

Five Steps in Abstract Bridge Theory

Où l'on retrouve Emmanuel Rébus, mathématicien et musicien bien connu des amateurs de circuit bending dans une vidéo où les sons de plusieurs  ressorts, amplifiés par des micros piezo, sont prolongés et reliés à des plaques métalliques à la manière des instruments des Frères Baschet. (Merci Bloggie)

17.09.2008

Cantan un Huevo

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Des ressorts , on en trouve beaucoup dans la création de Peter Bosch et Simone Simons, Cantan un Huevo, dont la première version fût présentée en 2000  à Amsterdam. L’installation est composée de centaines de bouteilles, de verres qui - fichés dans les ressorts de neuf sommiers - sont mis en vibration par l’oscillation de plusieurs moteurs, produisant une musique très douce. “Lors d’une traversée que nous avons effectuée entre Kiel et Oslo, le bateau vibrait imperceptiblement. Les bouteilles et les verres s’entrechoquaient sur les rayonnages du magasin duty-free; l’effet était hallucinant. Une grande et belle vague a amplifié le mouvement et les sons, puis, la vague s’affaiblissant, les sons se sont éteints comme ils avaient commencé.”

 

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12.09.2008

Olivier Toulemonde

Dans la série ressort sonore, voici Olivier Toulemonde, compositeur et musicien qui a notamment développé une pratique d'improvisation à partir d'un ensemble électroacoustique composé de longs ressorts amplifiés. On peut découvrir ce projet en consultant le document pdf ci-joint et aussi en écoutant un extrait de "Empty Factory", enregistré en août 2008, ici.

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